Une clause à vérifier sur votre contrat, un appel à votre assureur, une question à poser au sitter. C'est tout, mais il ne faut pas l'oublier, et l'administration a mis noir sur blanc ce qu'on attend de vous.
Pour être protégé pendant un home sitting, vous avez trois choses à faire, et elles tiennent en un appel : vérifier que votre contrat d'assurance habitation comporte une clause de villégiature, informer votre assureur de la présence du home-sitter, et vous assurer que celui-ci est couvert pour les dommages qu'il causerait au logement : la responsabilité civile villégiature, qu'une RC « vie privée » ordinaire ne remplace pas. Si vous êtes locataire, ajoutez l'autorisation écrite de votre bailleur. Un écrit signé entre vous et le sitter n'est pas obligatoire, mais il est vivement recommandé.
Le home sitting a ceci de particulier qu'il ne coûte rien : vous prêtez votre logement, quelqu'un s'occupe de votre chat chez vous, et personne ne verse d'argent à personne. Cette simplicité fait parfois oublier qu'une personne va vivre chez vous pendant votre absence, et que votre assurance habitation, elle, a quelque chose à en dire.
Bonne nouvelle : il n'y a rien de compliqué, et la plupart des contrats couvrent déjà la situation. Encore faut-il le vérifier avant de partir, plutôt qu'après un dégât des eaux. Voici, point par point, ce que dit l'administration et ce que ça implique concrètement pour vous.
D'où viennent ces règles. De la fiche officielle « Comment assurer un échange de logement et la pratique du "home sitting" ? » (fiche F21509), publiée par la Direction de l'information légale et administrative et vérifiée le 21 mars 2025. Nous la citons ici au plus près de son texte ; en cas de doute, c'est elle qui fait foi, pas nous.
Pour confier votre logement en home sitting, votre contrat d'assurance habitation doit comporter une clause de villégiature, et vous devez informer votre assureur de la présence du home-sitter.
Le terme est intimidant, la réalité l'est beaucoup moins. La villégiature, en langage d'assurance, désigne les périodes où un logement est occupé autrement qu'à l'ordinaire : vous chez quelqu'un d'autre, ou quelqu'un d'autre chez vous. La clause correspondante étend la garantie à ces périodes-là. Elle est comprise dans la plupart des contrats multirisques habitation, souvent sans que vous l'ayez jamais remarquée.
Concrètement, vous avez deux gestes à faire, et vous pouvez les faire dans le même appel :
Le home-sitter doit être couvert pour les dommages qu'il causerait au logement qu'il occupe : incendie, explosion, dégât des eaux. C'est la garantie dite responsabilité civile villégiature, et une responsabilité civile « vie privée » ordinaire ne la remplace pas.
C'est le point le plus mal compris de tout le sujet, alors prenons le temps. La fiche officielle écrit, dans son onglet home sitting, que le sitter « doit disposer d'une garantie responsabilité civile ». Formulé ainsi, on croit que n'importe quelle RC fait l'affaire. Or, quelques lignes plus haut sur la même page, à propos de l'échange de maisons (un cas pourtant identique, quelqu'un occupe le logement d'un autre), elle est bien plus précise :
L'occupant doit vérifier s'il possède une garantie responsabilité civile villégiature. […] Cette garantie le couvre pour les dégâts des eaux, incendies, explosions qu'il pourrait causer pendant son séjour dans le logement.
Service Public, fiche F21509, onglet « Échange en France »
C'est cette garantie-là qui compte pour un home sitting. Elle est incluse dans la plupart des contrats multirisques habitation, mais elle porte un nom précis, et c'est ce nom qu'il faut prononcer en appelant son assureur.
Imaginons le pire. Le sitter laisse couler un robinet, et ce sont 30 000 € de dégâts.
C'est exactement ce que vise la mise en garde de la fiche officielle, la seule de tout le texte :
Si le home-sitter ne dispose pas d'assurance responsabilité civile, le propriétaire doit exiger qu'il en souscrive une. Sinon, le propriétaire risque de ne pas être indemnisé par l'assurance pour les dommages qu'il commettra.
Service Public, fiche F21509, onglet « Home sitting »
Demander « avez-vous une responsabilité civile ? » ne suffit pas : presque tout le monde répondra oui, sans que ça règle la question. La formulation utile, à envoyer par la messagerie ou à poser à son assureur, est :
« Votre contrat couvre-t-il votre responsabilité d'occupant temporaire envers le propriétaire, pour incendie, explosion et dégât des eaux causés au logement ? »
Deux précisions utiles pendant que vous y êtes. D'abord, ne confondez pas la RC villégiature avec la simple garantie villégiature : la première couvre la responsabilité de l'occupant, la seconde couvre les biens qu'on emporte en séjour. Ensuite, cette garantie est plafonnée et souvent limitée dans le temps et géographiquement : pour une longue absence, cela vaut la peine de vérifier la durée couverte.
Aucun contrat n'est obligatoire. Mais un écrit signé des deux parties est vivement recommandé.
La fiche lui donne trois usages, qui sont autant de choses qu'on croit évidentes jusqu'au jour où elles ne le sont plus :
Sur The Cat Society, vos échanges avec le sitter passent par la messagerie : ce qui s'y dit est daté et conservé, et vous y retrouvez noir sur blanc ce que vous aviez convenu. C'est une trace, utile et consultable, mais soyons précis : ce n'est pas un contrat signé des deux parties. Si vous voulez l'écrit que recommande l'administration, il reste à faire, et rien ne vous en empêche.
Oui, un locataire peut faire appel à un home-sitter. Mais il doit impérativement obtenir l'autorisation écrite de son propriétaire avant de l'accueillir.
Le home sitting est le plus souvent pratiqué par des propriétaires, mais rien ne l'interdit à un locataire. Trois précautions s'ajoutent alors :
La fiche est explicite sur ce qu'on risque à s'en dispenser : sans ces précautions, le locataire « pourrait être tenu responsable en cas de problème, mettant ainsi en péril son droit au maintien dans les lieux et sa couverture d'assurance ». C'est-à-dire, dans le pire des cas, son bail. Un mail à son bailleur et sa réponse écrite suffisent à écarter le sujet.
Nous vérifions qui est le cat-sitter. Nous ne vérifions aucune assurance, ni la vôtre, ni la sienne.
Autant le dire franchement, parce que c'est ce qui détermine ce qui vous reste à faire.
Ce que nous faisons : l'identité de chaque cat-sitter est vérifiée par pièce officielle, avec photo du visage, et le nom de la pièce est confronté à celui du profil. Chaque candidat passe un entretien individuel avec la fondatrice, en personne ou en visio. Environ 2 candidats sur 3 ne sont pas retenus. Vous choisissez ensuite vous-même parmi ceux qui répondent à votre annonce, après avoir échangé et, si vous le souhaitez, après une rencontre.
Ce que nous ne faisons pas : nous ne demandons aucune attestation d'assurance habitation au propriétaire, aucune attestation de responsabilité civile au sitter, et nous ne fournissons aucune assurance couvrant les dommages au logement ou aux biens personnels. Ces vérifications-là vous appartiennent, des deux côtés. Le détail de ce que nous vérifions →
Déposez votre annonce en quelques minutes. Le home sitting est entièrement gratuit pour vous : pas de prix à fixer, pas de commission, pas de frais de service.
Découvrir le home sittingCôté propriétaire : une clause de villégiature au contrat d'assurance habitation, et l'information de l'assureur sur la présence du home-sitter. Côté sitter : une responsabilité civile villégiature, c'est-à-dire la garantie qui couvre les incendies, explosions et dégâts des eaux qu'il causerait dans le logement qu'il occupe. Attention : une RC « vie privée » ordinaire ne la remplace pas. Ces points viennent de la fiche officielle Service Public F21509, vérifiée le 21 mars 2025.
C'est la clause de votre assurance habitation qui permet qu'une personne extérieure soit hébergée provisoirement dans votre logement. Elle est comprise dans la plupart des contrats multirisques habitation ; un appel à votre assureur suffit à le vérifier, et si elle manque, elle s'ajoute par un avenant. ⚠️ À ne pas confondre avec la responsabilité civile villégiature, qui est celle du sitter et couvre les dommages qu'il causerait au logement. Deux garanties différentes, portées par deux personnes différentes.
Vous devez exiger qu'il en souscrive une. Sans elle, vous risquez de ne pas être indemnisé pour les dommages qu'il causerait, et lui se retrouve personnellement exposé, car votre assureur peut indemniser le sinistre puis se retourner contre lui. C'est le seul point sur lequel la fiche officielle emploie une mise en garde explicite.
Ce n'est pas obligatoire, mais c'est vivement recommandé. L'écrit sert à définir la durée et les responsabilités du sitter (entretien, animaux, sécurité), à vérifier qu'il a bien une responsabilité civile, et à préciser qui répond de quoi en cas de dommage, de litige ou d'imprévu. Sur The Cat Society, la messagerie garde une trace datée de vos échanges ; ce n'est pas la même chose qu'un écrit signé des deux parties.
Oui, sous conditions : l'autorisation écrite de votre bailleur avant l'arrivée du sitter, l'information de votre assureur et, si nécessaire, une garantie adaptée. Sans ces précautions, vous pourriez être tenu responsable en cas de problème, et mettre en péril votre droit au maintien dans les lieux comme votre couverture d'assurance.
Non. Nous vérifions l'identité de chaque cat-sitter par pièce officielle et nous le recevons en entretien individuel, mais nous ne demandons aucune attestation d'assurance, ni au propriétaire ni au sitter, et nous ne fournissons aucune assurance couvrant les dommages au logement ou aux biens. Ces vérifications restent à votre charge, des deux côtés.
Rien pour le propriétaire. Vous ne fixez aucun prix de garde et ne versez rien au cat-sitter : le logement que vous lui prêtez est sa contrepartie. The Cat Society ne vous facture ni abonnement, ni commission, ni frais de service. En savoir plus sur le home sitting →